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Retraite · Cas pratique

1 785 € de retraite et des prix en hausse de 3,1 % : ce qu'André, 67 ans, a changé dans la gestion de son argent

Sa pension de base a pris 0,9 % au 1er janvier 2026. Sur un an, les prix ont pris 3,1 %, et l'énergie 21,3 %. Comme beaucoup de retraités des Alpes-Maritimes, André vit avec une pension proche de la moyenne nationale, une épargne de précaution qui s'érode et une assurance-vie ouverte il y a dix-sept ans dont il ne sait plus grand-chose. Voici, étape par étape, comment il a repris la main : budget, livrets, assurance-vie, cap des 70 ans, arnaques et dépendance.

Par Sébastien Gagnard, courtier en assurancePublié le 17 min de lecture

André est un personnage fictif. Son histoire est construite à partir de situations courantes chez les retraités, avec des chiffres officiels en vigueur au 26/10/2026. Toute ressemblance avec une personne réelle serait fortuite. Les montants de son épargne et de son budget sont des exemples, pas des moyennes.

André, 67 ans, Cagnes-sur-Mer : une retraite dans la moyenne, un budget qui se serre

André a travaillé quarante-deux ans, dont les vingt-cinq derniers comme technicien de maintenance dans une entreprise de la plaine du Var. Veuf depuis 2023, il vit dans l'appartement qu'il a fini de rembourser à 58 ans. Ses deux enfants habitent l'un à Nice, l'autre à Lyon ; il a trois petits-enfants.

Sa pension, retraite de base, complémentaire et réversion comprises, s'élève à 1 785 € nets par mois. C'est, au centime près, la moyenne nationale : selon la DREES, un retraité perçoit en moyenne 1 785 € nets par mois, réversion et majoration pour enfants comprises (édition 2026 de son panorama, chiffres de fin 2024). Hors réversion, la moyenne tombe à 1 626 € nets ; pour les nouveaux retraités, elle est de 1 506 €.

André n'est donc pas « pauvre ». Mais depuis deux ans, il a l'impression que chaque mois se termine un peu plus tôt. Il a raison, et les chiffres le confirment.

Le coût de la vie en 2026 : pourquoi une pension stable s'appauvrit

Au 1er janvier 2026, les pensions de retraite de base ont été revalorisées de 0,9 %. Sur la même période, la vie a augmenté plus vite : en septembre 2026, l'Insee mesure une hausse des prix de 3,1 % sur un an, portée par l'énergie (+21,3 %), les services (+2,4 %) et, dans une moindre mesure, l'alimentation (+1,4 %).

Pour un retraité, ces trois postes pèsent lourd : on chauffe davantage un logement occupé toute la journée, et la part des services (mutuelle, entretien, aide à domicile) grandit avec l'âge. Si la pension d'André n'avait suivi que les 0,9 % de la retraite de base, il lui manquerait, à pouvoir d'achat constant, l'équivalent d'une quarantaine d'euros par mois. C'est un ordre de grandeur, pas un calcul au centime : sa complémentaire obéit à ses propres règles de revalorisation, et son panier de dépenses n'est pas celui de l'indice.

Le budget mensuel d'André (exemple, propriétaire sans crédit, personne seule)
PosteMontant
Charges de copropriété et taxe foncière (lissées sur l'année)230 €
Électricité, chauffage, eau140 €
Alimentation, produits d'entretien450 €
Complémentaire santé140 €
Voiture (carburant, entretien, assurance)180 €
Téléphone, internet50 €
Assurance habitation, autres assurances70 €
Loisirs, sorties, cadeaux aux petits-enfants200 €
Imprévus du quotidien150 €
Total des dépenses1 610 €
Reste chaque mois, sur 1 785 €175 €

175 € de marge, c'est peu : une facture de chaudière ou un changement de lunettes suffit à l'effacer. André n'a pas un problème de revenu, il a un problème d'organisation de son épargne. C'est là que tout se joue.

Ranger son épargne en trois poches : précaution, complément de revenu, transmission

Quand André vient me voir, son épargne totale est de 87 000 € : 6 000 € sur son compte courant, 22 950 € sur son Livret A, au plafond, et environ 58 000 € sur une assurance-vie ouverte en 2009 auprès de sa banque, dont 44 000 € de versements et 14 000 € de gains accumulés. Il ne connaît ni le rendement de son contrat, ni ses frais, ni le nom des bénéficiaires inscrits.

Avant de parler de placement, nous avons rangé cet argent en trois poches, chacune avec un rôle précis.

  • La précaution : de quoi faire face à un imprévu sans rien vendre ni rien retirer dans l'urgence. Pour un retraité, trois à six mois de dépenses suffisent généralement, soit 5 000 à 10 000 € pour André. Cet argent doit être disponible immédiatement et sans risque : compte courant et livrets.
  • Le complément de revenu : l'épargne qui sert à vivre mieux pendant quinze, vingt ou vingt-cinq ans. Elle peut rester placée, à condition de pouvoir être retirée par petites sommes, régulièrement, avec une fiscalité légère : c'est le rôle de l'assurance-vie.
  • La transmission : ce qu'André souhaite laisser à ses enfants et petits-enfants. Elle peut se confondre avec la poche précédente, l'essentiel étant que les bénéficiaires soient bien désignés et que le calendrier des versements tienne compte du cap des 70 ans.

Ce découpage paraît évident. En pratique, la plupart des retraités que je rencontre ont tout mis dans la première poche, par prudence, ou tout dans la troisième, par habitude, sans que leurs placements correspondent à ce qu'ils attendent de leur argent.

Le fait qui dérange : votre épargne la plus sûre est celle qui s'appauvrit le plus vite

André considérait son Livret A comme son coffre-fort. Il l'est, au sens où son capital est garanti par l'État et disponible à tout moment. Mais depuis le 1er août 2026, le Livret A rapporte 1,7 % net, quand les prix augmentent de 3,1 % sur un an. La différence, 1,4 point, se perd chaque année en pouvoir d'achat : sur 20 000 €, cela représente environ 280 € par an, sans qu'aucun relevé ne le montre.

Il ne s'agit pas de vider son Livret A, qui reste le bon support de la poche précaution. Il s'agit de ne pas y laisser dormir 23 000 € quand 8 000 € suffisent à couvrir les imprévus.

Le LEP, que la majorité des retraités éligibles n'ont pas ouvert

Le Livret d'épargne populaire est rémunéré 2,5 % net depuis le 1er août 2026, soit 0,8 point de plus que le Livret A, avec la même disponibilité et la même absence d'impôt. Il est réservé aux foyers modestes, mais le plafond est plus haut qu'on ne le pense : 23 028 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule, 35 326 € pour un couple. Selon la Banque de France, seules 38 % des personnes éligibles en détenaient un en 2024.

Avec 1 785 € de pension nette, le revenu fiscal de référence d'André, après l'abattement de 10 % sur les pensions, se situe autour de 19 000 à 20 000 €. Il est éligible. Il a donc ouvert un LEP et y a transféré 10 000 €, le plafond, depuis son Livret A : environ 80 € d'intérêts de plus par an. Ce n'est pas une fortune, mais c'est sans aucun risque, et c'était à portée de main depuis sa retraite.

Votre revenu fiscal de référence figure en première page de votre avis d'impôt sur le revenu. C'est le seul chiffre à vérifier pour savoir si vous avez droit au LEP. Le plafond est apprécié sur l'avis de l'année précédente, et un LEP n'est fermé qu'après deux années consécutives au-dessus du seuil.

L'assurance-vie, outil de complément de revenu : comment André se verse 300 € par mois

Le contrat d'André a dix-sept ans. C'est son meilleur atout, et il ne le savait pas : passé huit ans, une assurance-vie devient l'un des moyens les plus doux fiscalement de se constituer un revenu régulier.

Ce qu'on retire n'est pas ce qu'on paie en impôt

Quand vous retirez de l'argent d'une assurance-vie, on parle de rachat, vous ne retirez pas que des gains : chaque retrait contient une part de vos versements, qui n'est jamais imposée, et une part de gains, calculée au prorata. Sur le contrat d'André, les gains représentent environ 24 % de la valeur (14 000 € sur 58 000 €).

André a mis en place des rachats partiels programmés de 300 € par mois, soit 3 600 € par an. Sur cette somme, la part de gains est d'environ 870 €. Comme son contrat a plus de huit ans, ces gains bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune) : il ne paie aucun impôt sur le revenu. Restent les prélèvements sociaux de 17,2 %, au plus 150 € par an sur cette part de gains, et souvent moins : sur le fonds en euros, ils sont déjà prélevés chaque année, au moment où les intérêts sont inscrits.

Les rachats programmés d'André, sur un an (exemple, contrat de plus de 8 ans, règles au 26/10/2026)
ÉlémentMontant
Rachats sur l'année (12 × 300 €)3 600 €
Part de versements, jamais imposéeenviron 2 730 €
Part de gainsenviron 870 €
Impôt sur le revenu, après abattement de 4 600 €0 €
Prélèvements sociaux, au plus (17,2 % des gains)environ 150 €

Résultat : 300 € de plus par mois, et une marge qui passe de 175 € à près de 475 €. Le contrat continue de produire des intérêts sur ce qui reste placé. À ce rythme, et sans même compter ces intérêts, le capital couvrirait plus de quinze ans de compléments. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé les prélèvements sociaux à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital, mais elle en a exclu l'assurance-vie, qui reste à 17,2 %.

Vous ne savez plus ce que contient votre assurance-vie, ni ce qu'un retrait vous coûterait vraiment ? Je relis avec vous son relevé, sa part de gains et sa fiscalité.

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Le rendement, les frais, le risque : les trois questions qu'André n'avait jamais posées

En 2025, les fonds en euros ont rapporté 2,63 % en moyenne, nets de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, selon l'ACPR. C'est une moyenne : d'un contrat à l'autre, et parfois au sein d'un même assureur, les écarts se comptent en dixièmes de point, chaque année. Sur vingt ans, ils font une vraie différence.

Le contrat d'André, ouvert à sa banque, avait été revalorisé sous la moyenne. Nous avons regardé trois choses : le taux servi les dernières années, les frais (sur versements, de gestion annuels, d'arbitrage), et la part de son épargne placée en unités de compte, ces supports dont la valeur n'est pas garantie. À 67 ans, avec un besoin de revenu régulier, André a fait le choix de garder l'essentiel de son contrat sur le fonds en euros et une part limitée en unités de compte, en connaissant le risque de perte en capital qui va avec.

Une précaution s'impose : on ne ferme pas un vieux contrat parce qu'il rapporte peu. Son ancienneté fiscale, plus de huit ans, et ses éventuels versements anciens ont une valeur qu'un contrat neuf ne retrouvera qu'après huit nouvelles années. La bonne question n'est pas « faut-il le fermer ? », mais « faut-il continuer à l'alimenter, ou ouvrir un second contrat à côté ? ».

Le cap des 70 ans : ce qui change pour vos versements en assurance-vie

C'est le point qui a le plus surpris André. Pour la transmission, le Code général des impôts traite très différemment les primes versées avant et après 70 ans.

Assurance-vie et transmission : primes versées avant ou après 70 ans (règles au 26/10/2026, susceptibles d'évoluer)
Primes versées avant 70 ans (article 990 I du CGI)Primes versées après 70 ans (article 757 B du CGI)
Abattement152 500 € par bénéficiaire30 500 € au total, tous contrats et tous bénéficiaires confondus
Au-delà20 % jusqu'à 700 000 € par bénéficiaire, puis 31,25 %Droits de succession selon le lien de parenté, sur les primes au-delà de 30 500 €
Gains produits par les primesCompris dans le capital, avec la même fiscalitéJamais taxés aux droits de succession
Conjoint ou partenaire de PACSExonéré dans tous les cas

À 67 ans, André dispose donc de trois ans pendant lesquels chaque euro versé sur son assurance-vie pourra être transmis à chacun de ses deux enfants dans la limite de 152 500 € par enfant, sans droits. Après son 70e anniversaire, il pourra encore verser, et les gains produits par ces nouveaux versements resteront hors droits, mais l'abattement sur les primes tombera à 30 500 € pour l'ensemble de ses bénéficiaires.

Concrètement, André a placé avant ses 70 ans une partie de l'épargne qu'il avait sortie de son Livret A : sa poche transmission profite ainsi du régime le plus favorable, tout en restant disponible de son vivant. S'il souhaite verser après 70 ans, il le fera de préférence sur un contrat distinct, pour que les deux régimes ne se mélangent pas et que ses enfants s'y retrouvent.

La clause bénéficiaire, le détail qui décide de tout

Le contrat d'André désignait encore « mon conjoint, à défaut mes enfants » : une formule courante, qui fonctionne, mais qui ne tenait plus compte de son veuvage ni de ses petits-enfants. Il l'a fait réécrire. Une clause se modifie à tout moment, par avenant, par lettre datée et signée ou par testament, tant que le bénéficiaire n'a pas accepté le contrat avec votre accord. Une clause rédigée avant un mariage, un divorce, un décès ou une naissance mérite toujours d'être relue.

Pour la succession elle-même, testament, donation ou partage, c'est le notaire qui est compétent. Mon rôle porte sur vos contrats d'assurance-vie et de PER et sur leur clause bénéficiaire : je vous montre comment chacun de vos bénéficiaires sera taxé selon la rédaction choisie.

Et l'assurance-vie Luxembourgeoise ? Pourquoi ce n'était pas la réponse pour André

On entend parfois que le contrat Luxembourgeois serait la solution pour tout le monde. Il présente de vrais atouts : une protection de l'épargne appelée « triangle de sécurité », qui sépare les actifs des assurés de ceux de l'assureur, et un large choix de supports. En France, pour un assureur agréé, le Fonds de garantie des assurances de personnes intervient jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur en cas de défaillance.

Mais ces contrats sont généralement proposés à partir de montants plus élevés, et leur intérêt se mesure sur des patrimoines qui dépassent la limite de cette garantie. Avec 58 000 € sur son contrat, André est en dessous de ce seuil chez son assureur. Pour lui, l'enjeu était ailleurs : le rendement, les frais et la clause de son contrat actuel. Je préfère vous le dire franchement que vous vendre un outil qui ne vous correspond pas. Pour les patrimoines plus importants, je présente ces contrats sur la page assurance-vie Luxembourgeoise.

Arnaques aux placements : les retraités en première ligne, cinq réflexes qui protègent

Quelques semaines après avoir hérité de sa femme, André a reçu un appel : un « conseiller » lui proposait un livret à 7 % « garanti par l'État », réservé à quelques clients. Il a raccroché. Beaucoup ne le font pas.

En 2025, l'Autorité des marchés financiers et l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ont ajouté plus de 1 300 nouveaux noms de sites et d'acteurs non autorisés à leurs listes noires. Les escroqueries les plus signalées sont les faux livrets d'épargne, les faux crédits, les faux placements et l'usurpation d'identité, y compris celle des autorités elles-mêmes.

Ce qui a changé le 11 août 2026

Depuis le 11 août 2026, une entreprise ne peut plus vous démarcher par téléphone sans votre consentement préalable, libre, spécifique et révocable, donné pour un an au plus. La liste d'opposition Bloctel a disparu avec ce nouveau régime. Les appels liés à un contrat que vous avez déjà, et portant sur ce contrat, restent permis. Les amendes atteignent 75 000 € par appel illicite pour une personne physique et 375 000 € pour une société. Un appel non sollicité se signale sur SignalConso.

Les cinq réflexes d'André

  • Un rendement élevé et garanti n'existe pas. Le seul support garanti en assurance-vie, le fonds en euros, a rapporté 2,63 % en moyenne en 2025. Une promesse de 6, 7 ou 8 % « sans risque » est une alerte, pas une opportunité.
  • Vérifier avant de parler d'argent. Tout intermédiaire en assurance doit être immatriculé à l'ORIAS : son numéro se vérifie en une minute sur orias.fr. Les listes noires de l'AMF et le registre des établissements autorisés sont en accès libre.
  • Ne jamais décider au téléphone. Un professionnel sérieux vous laisse le temps, vous remet des documents et accepte que vous en parliez à vos enfants.
  • Ne jamais virer vers un compte que vous ne connaissez pas. Un contrat d'assurance-vie se souscrit auprès d'un assureur identifié, jamais par un virement vers un particulier ou un compte à l'étranger.
  • Ne jamais communiquer un code. Ni votre banque, ni un assureur, ni une autorité ne vous demanderont un code reçu par SMS ou un mot de passe.

La dépendance : le risque que la pension moyenne ne couvre pas

André se porte bien. Mais il a accompagné sa femme pendant sa maladie, et il sait ce que coûte la perte d'autonomie. Selon la CNSA, le prix médian d'une chambre seule en hébergement permanent en EHPAD était, en 2024, de 2 138 € par mois dans les places habilitées à l'aide sociale et de 3 016 € dans les autres, hors dépendance et hors aides.

Avec 1 785 € de pension, l'écart va de 350 € à plus de 1 200 € par mois. Il peut être réduit par l'allocation personnalisée d'autonomie et, sous conditions, par l'aide sociale départementale, mais il doit être anticipé. C'est l'une des raisons pour lesquelles André n'a pas tout placé : une partie de son assurance-vie reste sur le fonds en euros, disponible, pour faire face à ce risque le jour venu sans devoir vendre son appartement dans l'urgence. Il a aussi prévenu ses enfants de l'existence et du contenu de ses contrats.

Impôts et prélèvements des retraités : les avantages à ne pas oublier

  • L'abattement de 10 % sur les pensions s'applique automatiquement, avec un minimum de 454 € par retraité et un maximum de 4 439 € par foyer en 2026, sur les revenus de 2025.
  • L'abattement spécial des plus de 65 ans réduit le revenu imposable de 2 822 € si votre revenu net global ne dépasse pas 17 670 €, et de 1 411 € s'il ne dépasse pas 28 430 €. Il est doublé si les deux membres du couple remplissent la condition.
  • La CSG sur les pensions dépend de votre revenu fiscal de référence : exonération, taux réduit de 3,8 %, taux médian de 6,6 % ou taux normal de 8,3 %. Le simulateur de l'Assurance retraite vous indique le vôtre.
  • Les livrets réglementés, Livret A, LDDS et LEP, sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux.

Ce que je ne peux pas vous promettre

  • Un rendement. Les 2,63 % de 2025 sont une moyenne passée. Personne ne connaît le taux que servira votre fonds en euros en 2026 ou en 2030, et les unités de compte peuvent perdre de la valeur.
  • Que les règles ne changeront pas. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a déjà modifié les prélèvements sociaux, et le projet de loi de finances pour 2027 est en discussion. Les chiffres de cet article sont ceux en vigueur au 26/10/2026.
  • Qu'un nouveau contrat soit toujours la bonne réponse. Pour beaucoup de retraités, ouvrir un LEP, relire une clause bénéficiaire et programmer des rachats sur un contrat existant suffit. Si c'est votre cas, je vous le dirai, même si cela ne débouche sur aucune souscription.

Par où commencer, concrètement

  1. Cette semaine : retrouvez votre dernier avis d'impôt et regardez votre revenu fiscal de référence. En dessous de 23 028 € pour une personne seule, ou de 35 326 € pour un couple, demandez l'ouverture d'un LEP à votre banque.
  2. Ce mois-ci : sortez le relevé annuel de chaque assurance-vie. Notez la date d'ouverture, le rendement 2025 du fonds en euros (à comparer aux 2,63 % de moyenne), les frais de gestion et la part en unités de compte.
  3. Avant la fin de l'année : relisez la clause bénéficiaire de chaque contrat. Correspond-elle encore à votre famille d'aujourd'hui ?
  4. Si vous avez entre 65 et 69 ans : notez la date de vos 70 ans. Les versements effectués avant cette date bénéficient du régime de transmission le plus favorable.
  5. À chaque appel non sollicité : raccrochez, puis vérifiez le nom de l'interlocuteur sur orias.fr et sur les listes noires de l'AMF.

André n'a rien fait de spectaculaire. Il a ouvert un livret, relu un contrat, changé une phrase et programmé un virement. Sa pension n'a pas bougé, mais il a retrouvé 300 € par mois et la tranquillité de savoir où en est son argent. Mieux vivre sa retraite tient rarement à un placement miracle : le plus souvent, il suffit de regarder enfin ce que l'on a.

Questions fréquentes

Avec 1 800 € de retraite par mois, peut-on encore épargner ?

Oui, à condition de ranger son épargne selon son rôle : une réserve de précaution sur des livrets, le reste sur des supports qui permettent de compléter ses revenus. Pour un retraité, l'enjeu est souvent moins d'épargner davantage que de mieux utiliser l'épargne déjà constituée.

Comment compléter sa retraite avec une assurance-vie ?

Par des rachats partiels programmés : l'assureur vous verse chaque mois ou chaque trimestre une somme fixe. Seule la part de gains contenue dans chaque retrait est imposable et, après 8 ans, elle bénéficie d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple (règles au 26/10/2026).

Faut-il verser sur une assurance-vie avant ou après 70 ans ?

Pour la transmission, les primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Après 70 ans, l'abattement est de 30 500 € au total, mais les gains produits par ces versements ne sont pas taxés. Le bon choix dépend de vos bénéficiaires et de vos autres contrats.

Un retraité a-t-il droit au LEP ?

Oui, si son revenu fiscal de référence ne dépasse pas 23 028 € pour une personne seule ou 35 326 € pour un couple. Le LEP rapporte 2,5 % net depuis le 1er août 2026, dans la limite de 10 000 € de dépôts.

Comment reconnaître une arnaque au placement ?

Rendement élevé présenté comme garanti, pression pour décider vite, virement vers un compte inconnu, interlocuteur introuvable sur orias.fr ou présent sur les listes noires de l'AMF : un seul de ces signaux suffit pour tout arrêter.

Faisons le point sur votre retraite et votre épargne

Je réponds dans la journée, du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, et je vous reçois au cabinet de La Gaude, chez vous ou en visio. Le premier rendez-vous est sans engagement : nous regardons ensemble votre budget, vos livrets et vos contrats, et je vous dis ce qui mérite d'être changé, ou non.

Prendre rendez-vous

André est un personnage fictif ; les montants de son budget et de son épargne sont des exemples. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital : leur valeur n'est pas garantie et fluctue à la hausse comme à la baisse. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Informations générales établies selon les règles en vigueur au 26/10/2026, susceptibles d'évoluer ; elles ne constituent pas un conseil personnalisé, qui suppose l'étude de votre situation. AMB Courtage, intermédiaire en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le n° 25 003 277 (www.orias.fr).

Sources

Chiffres et règles à jour au 26/10/2026. Sources consultées le 26/10/2026.

Afficher les 17 sources
  1. Les retraités et les retraites, édition 2026 (chiffres de fin 2024), relayé par MoneyVox : 1 785 € nets tout compris, 1 626 € hors réversion, 1 506 € pour les nouveaux retraités — DREES / MoneyVox, publié le 15/10/2026
  2. Revalorisation des pensions de retraite de base au 1er janvier 2026 (0,9 %) — MoneyVox, 2026
  3. Indice des prix à la consommation, septembre 2026 : +3,1 % sur un an, énergie +21,3 %, services +2,4 %, alimentation +1,4 % — Insee, Informations rapides, publié le 15/10/2026
  4. Le taux du Livret A augmente à compter du 1er août 2026 (Livret A et LDDS 1,7 %, LEP 2,5 %) — info.gouv.fr, publié le 31/07/2026, modifié le 13/08/2026
  5. LEP : plafonds de revenu fiscal de référence 2026 (23 028 € pour une part, 35 326 € pour deux), plafond de dépôt, part des éligibles détenteurs (Banque de France) — Selectra, 2026
  6. Revalorisation 2025 des contrats d'assurance-vie et de capitalisation (Analyses et synthèses n° 180) — ACPR (Banque de France), publié le 30/06/2026
  7. Assurance-vie : retraits après 8 ans, abattement annuel (fiche F35006) — Service-public.fr, vérifiée le 15/04/2026
  8. LFSS 2026, article 12 : prélèvements sociaux à 18,6 %, l'assurance-vie reste à 17,2 % — Sextant Patrimoine, 2026
  9. Quelle est la fiscalité de l'assurance-vie ? (152 500 €, 700 000 €, 31,25 %, 30 500 €) — economie.gouv.fr, mise à jour le 17/09/2026
  10. Peut-on modifier la clause bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie ? (fiche F2386) — Service-public.fr, vérifiée le 25/09/2026
  11. Assurance-vie : quelles sont les protections en cas de faillite de l'assureur ? (Fonds de garantie des assurances de personnes) — LégiFiscal, mise à jour le 20/12/2022
  12. Rapport d'activité 2025 du pôle commun ACPR-AMF : plus de 1 300 nouveaux noms sur les listes noires — Option Finance, publié le 25/06/2026
  13. Démarchage téléphonique : le consentement préalable devient obligatoire à partir du 11 août 2026 — Le Club des juristes, 2026
  14. Démarchage téléphonique, fin de Bloctel : ce qui change le 11 août (exceptions, amendes, SignalConso) — Blog du Modérateur, 2026
  15. Prix des EHPAD en 2024 (Repères statistiques n° 27) : prix médian d'une chambre seule, 2 138 € (places habilitées à l'aide sociale) et 3 016 € (non habilitées) — CNSA, publié en mars 2026
  16. Abattement fiscal des retraités 2026 : 10 % (454 € à 4 439 €) et abattement des plus de 65 ans (2 822 € / 1 411 €) — Goodvest, 2026
  17. Retraités : barème CSG et contributions applicables en 2026 — Meilleurtaux Placement, décembre 2025
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